Le CAC 40 à deux doigts de battre son record de 2007

07/04/2021

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Le CAC 40 à deux doigts de battre son record de 2007

Le CAC 40 ne semble pas connaître la crise. Mardi 6 avril, il a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2007. Clôturant à 6 131 points, il a rattrapé son sommet d’avant-crise et serait tout près de battre son record de 2007 qui culminait à 6 168,15 points. Depuis le début de l’année, l’indice phare de la Bourse Paris aurait même réalisé les meilleures performances parmi les Bourses mondiales. En effet, en dépit de la hausse des taux obligataires, de la propagation de l’épidémie de Covid-19 en Europe et de la déroute du fonds Archegos, il a bondi de 10,45 %. Il se place ainsi devant le Dow Jones (+9,45 %), le S&P 500 (+8,68 %) et le Nasdaq (+6,84 %).

La perspective d’une reprise de l’économie

Après son importante chute lors de l’arrivée de la pandémie (jusqu’à -38 %), le CAC 40 a presque fait disparaître toute trace de la crise du Covid-19. Effectivement, en plus d’être à deux doigts de son niveau de 2007, il se rapprocherait aussi de son record historique de septembre 2000 (6 922 points). Et tout cela, au moment où le gouvernement a instauré de nouvelles restrictions d’activité pour lutter contre la troisième vague de l’épidémie.

La raison ? Les perspectives d’une reprise prochaine de l’économie. Les annonces des différents plans de sauvetage des banques centrales, ainsi que les plans de relance, lui ont redonné confiance et insufflé un nouvel élan. Exemple avec l’annonce aux Etats-Unis, d’un plan d’investissement dans les infrastructures de plus de 2 200 milliards de dollars.

Au niveau européen, aussi, les agents économiques pressentent une reprise de l’activité avec la fin de la crise sanitaire. En témoigne, l’indice Sentix qui mesure le sentiment des investisseurs de la zone euro. En avril, ce dernier a atteint son plus haut niveau depuis le début de la pandémie. Une tendance observée également du côté des entreprises. En mars, l’indice PMI manufacturier de la zone euro a culminé à 62,5 points. Un niveau jamais atteint depuis 1997.
De même, selon UBS, les anticipations de bénéfices des grandes entreprises françaises du CAC 40 auraient grimpé de 56 % depuis un an.

Des chiffres contrastés

En effet, lorsqu’on y regarde de plus près le CAC 40 cacherait des chiffres contrastés par rapport à l’année dernière. La moitié de l’indice aurait reculé sur cette période, enregistrant des chutes parfois vertigineuses. C’est notamment le cas pour Unibail-Rodamco-Westfield (-45 %) ou la Société Générale (-28 %).

En revanche, certains industriels ont su tirer profit des prévisions de reprise de l’activité économique mondiale et de la remontée du prix des matières premières. À savoir ArcelorMittal (+59 %), Saint-Gobain (+43 %) ou Schneider Electric (+36 %).

De même, au niveau sectoriel. Le luxe, qui semble avoir été épargné par la crise, s’est imposé davantage au sein du CAC 40. Et cela, au détriment de l’aéronautique et de l’énergie, fortement impactés. LVMH est ainsi devenue la première capitalisation européenne, devant Nestlé.

Un net ralentissement à prévoir

Toutefois, ces progressions impressionnantes devraient commencer à ralentir.

En effet, comme l’a expliqué Emmanuel Cau de Barclays au quotidien Les Échos, « alors que les actions et les rendements obligataires ont maintenant entièrement récupéré leurs pertes du premier trimestre 2020, la reprise est en train de passer à une phase plus mature et plus volatile ».

En clair, malgré des hausses encore attendues dans le secteur bancaire et dans l’aéronautique, ces dernières devraient être limitées. Toujours selon Barclays, les gains supplémentaires attendus pour les indices européens cette année ne devraient pas dépasser les 4 %. Un net ralentissement donc en comparaison des derniers mois.

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