
La période de déclaration des revenus 2026 est marquée de quelques évolutions. Pour ne pas faire d’erreurs au moment de la remplir, voici les 7 nouveautés à connaître cette année.
Le top départ est lancé pour déclarer vos revenus. Depuis le 9 avril et jusqu’au début du mois de juin 2026, les contribuables sont tenus de déclarer leurs revenus pour l’année 2025. Si, désormais, la déclaration en ligne est généralement pré-remplie, il est important de vérifier et, au besoin, compléter les informations car, cette année, quelques évolutions peuvent impacter le montant de l’impôt dû.
1. Rehaussement des tranches du barème progressif
Afin de tenir compte de la hausse des prix à la consommation, les cinq tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu a été revu. L’augmentation du barème est fixée à 0,9 %. Cette modification, bien que légère, peut rendre certains contribuables non-imposables.
Barème progressif de l’impôt applicable aux revenus de 2025
| Tranches de revenus | Taux d’imposition de la tranche de revenu |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Plus de 181 917 € | 45 % |
Source : service-public.gouv.fr
La revalorisation du barème a aussi pour conséquence la hausse de 0,9 % de la pension alimentaire maximale versée aux enfants majeurs déductible du revenu de leurs parents. Le plafond est ainsi fixé à 6 855 euros par enfant pour 2025, contre 6 794 euros en 2024.
2. Révision des rémunérations exonérées pour les jeunes et les apprentis
À l’instar du barème progressif, les plafonds de ressources exonérées d’impôt pour les apprentis et les étudiants sont également revus à la hausse de 0,9 %. Cela signifie qu’en 2026 les revenus des apprentis et les gratifications des stagiaires ne seront pas imposés jusqu’à 21 622 euros. Au-dessus de ce montant, les revenus doivent être déclarés.
Les étudiants bénéficient également d’une exonération fiscale pour les jobs effectués durant leurs études et pendant les vacances scolaires dès lors que les revenus ne dépassent pas 5 405 euros. Ce coup de pouce fiscal concerne uniquement les étudiants de moins de 25 ans au 1er janvier 2025.
3. Hausse de la flat tax
Mauvais nouvelle pour les investisseurs : le taux de la flat tax a été rehaussé de 1,4 point de contribution sociale généralisée (CSG). Ainsi, les prélèvements sociaux sont portés à 18,6 % (contre 17,2 %) et la flat tax, au total, à 31,4 % (contre 30 % auparavant).
Cette hausse concerne :
- les plus-values de cession de valeurs immobilières,
- des revenus de location meublée,
- les rentes viagères à titre onéreux,
- les dividendes,
- les plus-values de cession de titres,
- les intérêts des placements obligataires.
Les placements épargnés par cette hausse sont :
- les contrats d’assurance-vie,
- les contrats de capitalisation,
- l’épargne logement,
- les plus-values immobilières des particuliers.
À noter : pour les dividendes et les intérêts, la hausse de la flat tax concerne les gains perçus à partir du 1er janvier 2026, à déclarer donc l’an prochain.
4. Baisse des abattements des locations meublées
Pour la première année, les revenus locatifs subissent aussi un durcissement de la loi Le Meur, aussi connue sous le nom de loi « anti Airbnb ». Jusqu’en 2024, les meublés touristiques bénéficiaient d’un abattement fiscal pouvant aller jusqu’à 71 %.
Les meublés de tourisme classés
Désormais, les meublés de tourisme classés voient leur abattement automatiquement abaissé à 50%, pour des revenus locatifs inférieurs ou égaux à 77 700 euros en 2025. Si les revenus locatifs de 2025 dépassent ce plafond, il est obligatoire de les déclarer au régime réel, nécessitant des démarches administratives plus importantes pour déterminer l’impôt dû.
Les meublés de tourisme non-classés
Pour les meublés de tourisme non-classés, le basculement vers le régime réel a lieu dès 15 000 euros de recettes annuelles, contre 77 700 euros pour les revenus de 2024. En dessous de ce plafond, l’abattement est désormais de 30 %, contre 50 % en 2024. Avec cet abaissement, de nombreux propriétaires pourraient être concernés par le changement du régime micro-BIC au régime réel.
A noter : pour la déclaration de 2026, il est trop tard pour opter pour le régime réel pour les revenus de 2025. Il est toutefois possible d’effectuer le changement de régime fiscal pour les revenus de 2026.
5. Plafond de la réduction « Coluche » doublé
La loi de finances pour 2026 a porté le plafond des dons aux associations et organismes venant en aide aux personnes en difficulté à 2 000 euros pour les versements effectués à partir du 14 octobre 2025. En deçà de ce plafond, le contribuable bénéficie d’un abattement de 75 % ; au-delà, le taux est de 66 %.
6. Modification de déclaration pour l’emploi à domicile
Les bénéficiaires du crédit d’impôt relatif aux services à la personne doivent être attentifs cette année, car il y a une nouvelle case à remplir sur la déclaration de revenus. Cette démarche supplémentaire concerne le crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses effectuées pour le paiement d’un service rendu au domicile (garde d’enfant, soutien scolaire, assistance à personne âgée ou handicapée).
Les seuils ne changent pas, ni l’avantage fiscal, mais il est désormais nécessaire de désigner le nom de l’organisme et sa nature dans le formulaire n°2042 Rici de la déclaration des revenus pour 2025.
Le contribuable doit déclarer :
- le statut de l’organisme (salarié à domicile, entreprise, association, organisme public, etc.)
- la modalité d’intervention de l’organisme (emploi direct, mandataire, mise à disposition d’un salarié, prestataire).
7. Travailleurs indépendants : nouvelles cases à remplir
Le parcours fiscal des travailleurs indépendants évolue aussi en 2026. À compter de la déclaration de revenus de 2025, toutes les cotisations et contributions sociales sont calculées sur une assiette unique appelée « revenu brut social« . Les indépendants peuvent s’appuyer sur le pré-calcul déjà effectué par l’administration fiscale. Une rubrique spécifique a été créée dans le formulaire de la Direction générale des finances publiques pour établir ce revenu brut social.
Ce qu’il faut retenir
- Des nouveautés dans le calcul de certains abattements et plafonds peuvent modifier l’impôt dû en 2026.
- Les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu ont été revues à la hausse de 0,9 %.
- Certaines démarches ont évolué comme la déclaration concernant le crédit d’impôt relatif aux services à la personne ou les cotisations sociales des travailleurs indépendants.
Pour aller plus loin :
- Pour connaître le calendrier de déclaration de revenus 2026, rendez-vous sur economie.gouv.fr.
- S’informer en matière d’Impôt sur le revenu
- Retrouver l’article d’origine sur Les Echos.
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